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Séminaire DOCAM, avril 2009

Alain Depocas : Présentation du Réseau des médias variables

  1. Introduction au réseau des Médias Variables : chercheurs principaux, centre CR+D, exemple d’oeuvre : Net Flag, Mark Napier (2002)
  2. Objectifs et réalisations du réseau des Médias Variables : stratégies de conservation, descriptions des oeuvres indépendantes de leurs médiums, et démonstration du questionnaire développé
  3. Exemples d’étude de cas : The Erl King, Grahame Weinbren et Roberta Friedman (1982-85), exposition Seeing double au musée Guggenheim de New York (2004)

Musée 2.0, Centre Pompidou, avril 2008

Présentation d'Alain Depocas à Musée 2.0, Centre Pompidou, avril 2008

Alain Depocas : Les ressources documentaires en histoire de l’art sur le Web : bilan et perspectives

Depuis plus de dix ans, étudiants, chercheurs, artistes, historiens de l’art et professionnels de musées produisent, consultent et préservent un ensemble de ressources documentaires en ligne portant sur une grande variété de pratiques artistiques, tant actuelles qu’historiques. Au moment où avec le Web 2.0 de nouveaux modes de productions et de remixages des contenus deviennent incontournables, il est temps de faire un bilan et de cartographier l’état actuel des ressources documentaires permettant d’établir une typologie des ressources, des sources, des modes de production et d’accès.

Un des premiers constats est celui de l’éparpillement des données, combiné à leurs relatives instabilités et à leur extrême diversité. Comment, en effet, réussir à établir des parcours intelligibles, reproductibles et partageables à travers ces diverses ressources ? Comment ensuite réconcilier des modèles fermés, tant sur le plan de la production que de l’accès à la source des données, tel que les grandes bases de données muséales, avec un ensemble de ressources disparates, parfois éclectiques, collaboratif et ouvert ? Cette question est d’autant plus pertinente dans le contexte du Web 2.0 où l’ouverture aux données et l’interopérabilité est essentielle. Mais quels seront les principaux changements apportés par ce Web 2.0 ? Quels nouveaux enjeux, débats et stratégies émergeront de ces nouvelles pratiques ?

Un nouveau paysage documentaire apparait déjà à l’horizon, avec une écologie modifiée. Plus que jamais, des modèles de ressources structurées, normalisées, « savantes », auront à cohabiter avec d’autres, très ouvertes, non centralisées, mais très interconnectées et souvent mal contextualisées. De nouvelles interrogations émergent. Que peut apporter le participatif pour les producteurs de contenu ? Au-delà de la mode du web 2.0… Qui en seront les participants, pourquoi, comment ? Quels seront les incitatifs pour les participants, pour les communautés d’intérêts, pour les « témoins » historiques que sont les artistes, les critiques, le public ? Comment développer des modèles de production et de diffusion permettant aux usagers de reconfigurer les données, les informations, le contenu ? Comment ces nouvelles pratiques favorisant la réappropriation, la recontextualisation, le remixage pourront-elles cohabiter de façon productive avec les ressources fermées traditionnelles ? Seule l’expérimentation concrète permettra de commencer à obtenir des réponses à ces questions. Nous saurons ainsi quelles sont les stratégies et les outils les mieux adaptés au développement collectif de ressources documentaires permettant, entre autres, la participation d’experts, de témoins, et de participants issus de communautés d’intérêts. Nous saurons également comment relever le défi de la construction commune et collective de ressources et de données tout en maintenant une pluralité d’opinions, de points de vue. Comment également faire cohabiter des contenus collectifs avec des contenus d’« auteurs », des contenus factuels avec des contenus d’opinion. Comment, enfin, se donner les moyens d’exploiter de manière optimale l’ensemble de ces nouveaux outils.